Le gouvernement à travers le ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (MINEDU-NC) a entrepris plusieurs réformes dans le sous-secteur du préscolaire, cependant le sous-secteur de la petite enfance cherche encore son véritable envol en République démocratique du Congo.
Selon l'Inspecteur général adjoint, responsable du Service National de Formation préscolaire ( SERNAFOR) en RDC, cette situation est la conséquence de plusieurs facteurs, entre autres, l'accès faible aux écoles maternelles et des déficits de qualification du personnel chargé de la petite enfance.
Depuis 2020, le ministère de l’Éducation nationale multiplie les réformes en faveur du préscolaire. Parmi les avancées enregistrées figurent la publication du « Recueil des normes de l’enseignement préscolaire », l’élaboration du « Programme national de l’enseignement maternel » ainsi que la mise à disposition de modules de formation axés sur l’éducation parentale.
Le ministère travaille actuellement sur le Cadre d’Orientation Curriculaire (COC), le référentiel de compétences des enseignants du préscolaire et le programme national des centres de formation.
Dans cette dynamique, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a procédé, le 26 mai 2026 à Kinshasa, au lancement de la toute première revue trimestrielle pédagogique du préscolaire en RDC.
Pour Michel Otto, cette implication marque un tournant .
« C’est la première fois qu’un ministre national du secteur éducatif participe à une activité spécifiquement consacrée au préscolaire. »
Avec l’appui de la Banque mondiale, plusieurs campagnes de sensibilisation ont également été menées depuis 2020 dans 18 provinces ciblées par le PAQUE afin de promouvoir l’importance du préscolaire auprès des parents et des autorités locales.
D’autres activités de sensibilisation ont récemment été organisées auprès des syndicats d’enseignants, des écoles privées agréées et des réseaux d’écoles conventionnées.
Le SERNAFOR rappelle par ailleurs que les recherches sur le développement de l’enfant soulignent l’importance capitale des apprentissages acquis entre 3 et 6 ans, une période durant laquelle près de 85 % du cerveau se développe.
« Le préscolaire est essentiel », a insisté Michel Otto, appelant à une mobilisation collective des secteurs de l’éducation, de la santé, des affaires sociales, du budget et des finances afin de renforcer les investissements dans la petite enfance.
Un plaidoyer a également été lancé pour l’intégration du préscolaire dans la Constitution de la République, tandis que les médias, artistes et parents sont invités à devenir des relais de sensibilisation en faveur de l’éducation de la petite enfance.
Marie Shomba et Marie-France Pala
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