SSIEF 2026-2030 : Les parties prenantes   plaident pour une stratégie réaliste et  bénéfique au  préscolaire

SSIEF 2026-2030 : Les parties prenantes plaident pour une stratégie réaliste et bénéfique au préscolaire

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28 mai 2026

Réunis mercredi 27 mai 2026, experts, techniciens et cadres de quatre sous-secteurs ont été répartis en groupes thématiques pour achever  les travaux d’élaboration de la Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF) 2026-2030, ouverts le mardi 26 mai dernier au Centre d'Etudes pour l'Action Sociale (CEPAS) à Kinshasa.

 

Les sous-secteurs clés mobilisés concernent les ministères de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté,(MINEDU-NC ),  l’Enseignement Supérieur et Universitaire,  la Formation professionnelle et les Affaires sociales.

 Autour de plusieurs axes de réflexion, les activités du jour étaient axées sur la collecte et l’analyse des données destinées à orienter les futures réformes du secteur éducatif en République démocratique du Congo.

 

Au cours des  échanges,  les parties prenantes ont insisté sur la nécessité de mettre en place une  feuille de route capable de répondre efficacement aux défis majeurs qui freinent le développement du système éducatif congolais.

 

Les échanges ont également mis en avant la nécessité de renforcer les bases du préscolaire, notamment à travers l’élaboration d’un référentiel de compétences pour les enseignants, la mise en place de centres de formation spécialisés, ainsi que la disponibilité de modules, de manuels scolaires et de matériels didactiques adaptés aux écoles préscolaires, qu’elles soient publiques, privées ou communautaires.

 

Le Responsable du Service national de formation préscolaire (SERNAFOR), Michel Otto, a dans ce contexte plaidé pour une stratégie  davantage ancrée dans les réalités du terrain.

 

« Nos attentes sont simples. Nous voulons une stratégie réaliste afin que les objectifs assignés à chaque composante soient moins théoriques et davantage ancrés dans la réalité, afin qu’elle devienne un véritable moyen pour booster le préscolaire à travers le pays», a-t-il déclaré.

 

S'agissant de l'analyse des données, le professeur Valère Munsya du Secrétariat Permanent d’Appui et de Coordination du Secteur de l’Education (SPACE),  a souligné que les travaux se trouvent à «la phase de collecte des données devant être intégrées dans le futur plan d’action».

 

Objectif, opérationnaliser les priorités nationales du gouvernement en matière d'éducation, des «consultations provinciales sont également prévues» afin de recueillir les avis des gouvernements provinciaux et« d’évaluer les acquis de la précédente Stratégie sectorielle de l’éducation  et de la formation ( SSEF 2016-2025), ainsi que de bâtir une feuille de route cohérente, adaptée aux réalités actuelles et aux besoins croissants des apprenants à travers le pays.

 

 Les participants ont de ce fait insisté sur la nécessité de disposer des données fiables permettant d'identifier les priorités du gouvernement en matière de l'éducation et de la formation.

 

Ils ont par ailleurs souligné l'importance d’une approche concertée entre les différents sous-secteurs afin de garantir l’efficacité des futures politiques publiques. Cette dynamique vise notamment à améliorer la qualité de l’enseignement, à renforcer la gouvernance éducative et à favoriser une meilleure adéquation entre la formation et le marché de l’emploi.

 

L’atelier se poursuivra jusqu’au lundi 1er juin 2026. Les conclusions attendues devront contribuer à l’opérationnalisation des priorités du gouvernement dans le domaine de l’éducation et de la formation pour les cinq prochaines années.

 

Ces assises s’inscrivent dans le premier principe du plan quinquennal du  MINEDU-NC, consacré au dialogue avec les parties prenantes et considéré comme le socle des réformes envisagées. 

 

Le ministère de l'Éducation nationale entend ainsi maintenir un processus consultatif inclusif prenant en compte les attentes et les besoins de l’ensemble des acteurs du secteur éducatif, notamment les élèves, les enseignants, les parents, les communautés locales, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers. Ce   qui devrait permettre de garantir des décisions représentatives et consensuelles, tout en facilitant l’adhésion aux réformes ainsi que leur mise en œuvre à tous les niveaux du système éducatif.

 

Célestin Zeula

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